J'hésite presque à planter un terrarium géant avec mes boas pour leur faire plaisir. Franchement, on en est là dans l'immobilier ? Bientôt il faudra repeindre la pelouse en beige neutre et supprimer toute trace de personnalité pour ne pas froisser la sensibilité du premier chaland venu qui a zéro imagination. Le pire, c'est que mon agent immobilier commence à me souffler l'idée pour ne pas perdre la vente...
Tu comptes vraiment plier l'échine pour une histoire de bout de tissu ? Précise un peu le contexte : c'est un mandat exclusif ou tu as encore le droit de vendre ton bien avec ta propre personnalité ? Si ton conseiller commence à flancher dès la première remarque, change de crémerie au lieu de tout céder.
C'est un mandat simple, heureusement pour moi. Mais bon, le gars stresse parce que le marché est mou et il a peur de rater la seule offre du trimestre. C'est juste le côté absurde de la démarche qui me saoule : en gros, il faudrait aseptiser le jardin pour que Jean-Eudes et sa tribu s'imaginent dans un catalogue IKEA sans âme. Je vais le laisser suer un coup, je touche pas au drapeau.
Tu dis que c'est un mandat simple, mais est-ce que ton agent a vraiment un moyen de te forcer la main contractuellement si l'acheteur potentiel pose une condition suspensive liée à ce détail ? J'aimerais bien savoir ce qui est écrit noir sur blanc dans vos échanges écrits parce que ça me paraît gros 📋🏡
Non contractuellement il a zéro levier, c'est juste du flan pour m'intimider. Dans nos écrits y a strictement rien sur la déco extérieure, juste sa commission habituelle et la durée du mandat. S'ils veulent vraiment le bien, ils achèteront avec le drapeau, sinon un autre viendra. Je vais pas commencer à faire du home staging psychologique pour faire plaisir à des fragiles.
D'ailleurs en parlant de catalogue IKEA, j'ai refait une vieille commode en pin cette semaine, impossible de trouver des vis de la même taille que l'époque, ils font tout pour qu'on rachète du neuf. Bref, tu as bien raison de ne rien céder, c'est ton terrain après tout.
Tu as tellement raison sur le mobilier moderne qui tient pas la route, c'est fait exprès pour qu'on consomme sans fin. Pour en revenir au terrain, si l'autre cède sur un drapeau, demain on lui demandera de raser sa haie parce que ça fait de l'ombre au voisin. Laisse-le ton bout de tissu, faut pas exagérer non plus.
Exactement, c'est un bien immobilier qu'on vend, pas une âme. Si on commence à gommer toute identité visuelle pour plaire au premier acheteur complexé, autant vendre sur catalogue.
C'est clair que la quincaillerie moderne est une vraie blague, j'ai dû usiner mes propres fixations pour mon dernier buffet. Mais pour en revenir au sujet, céder à ce genre d'exigence absurde ouvre la porte à toutes les dérives. Garde ton drapeau, un acheteur motivé ne s'arrêtera pas à ça de toute façon.
Moi si je devais enlever chaque truc qui choque les clients sur mes chantiers, je finirais par repeindre tout le quartier en blanc cassé. Restes ferme sur tes positions sinon ils vont vouloir régenter toute ta déco.
Pour synthétiser les échanges, la position générale est unanime : céder à ce type d'injonction esthétique ou religieuse ouvre la porte à des exigences sans fin et dénature complètement l'esprit de propriété. Entre les contrats simples qui ne donnent aucun droit de regard sur la déco extérieure et la conviction partagée qu'un acheteur sérieux s'arrêtera rarement à un simple drapeau, le mot d'ordre reste de camper sur ses positions et de refuser l'aseptisation des biens.
Petite mise à jour suite au feuilleton de la semaine : l'agent a fini par rappeler la queue basse, visiblement les acheteurs potentiels ont fait une offre au prix... sans même reparler du fameux tissu. Comme quoi, les fragiles qui menacent de fuir au moindre pet de mouche finissent par ravaler leurs grands principes quand le bien leur plaît vraiment. Mon drapeau flotte toujours fièrement et mon terrarium est en paix.
Bien fait ! 🎉 Fin de l'histoire pour ces fragiles qui essaient d'imposer leur loi. Ton drapeau est toujours là et c'est tout ce qui compte. 🚩 Pas question de céder aux caprices des uns et des autres sur nos propres terres.
Quand tu disais que les fragiles finissent par ravaler leurs grands principes, tu m'ôtes les mots de la bouche. C'est tellement jouissif de voir que le simple bon sens finit par l'emporter face au cirque marketing de certains agents. Profite bien de ton jardin et de tes boas, ils ont au moins le mérite de ne pas négocier le prix de la pierre !